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Assemblée pour la
Protection du
Hijab
124 Harrowdene Rd,
London HA0 2JF
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Fax: +44 (0) 208
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www.prohijab.net
E-mail:
info@prohijab.net
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29/6/2004
DEPECHE de PRESSE
L’Assemblée pour la Protection du Hijab (Pro-Hijab) a été profondément
consternée par la décision rendue aujourd’hui par la Cour Européenne
des Droits de l’Homme de rejeter l’appel de Leyla Sahlin qui s’est vue
refuser le droit de passer ses examens à l’école de médecine de
l’Université d’Istanbul alors qu’elle observait le code vestimentaire
islamique (Hijab).
L’affirmation de la Cour selon laquelle l’interdiction du port de
signes religieux permettait d’empêcher « certains mouvements
fondamentalistes religieux de faire pression sur les étudiants qui ne
pratiquent pas la religion en question ou appartiennent à une autre
religion » jette un voile sur la réalité de la situation. En effet on
utilise ici le système juridique turc afin d’injustement faire
pression sur les femmes musulmanes de Turquie et de les empêcher
d’exercer leur droit de pratiquer leur religion en toute liberté comme
le stipule l’Article 9 de la Convention Européenne des Droits de
l’Homme, ce qui est clairement un acte de discrimination religieuse et
sexuelle de la part d’un Etat fondamentaliste.
Bien qu’il ne soit pas difficile de détecter un sentiment
anti-musulman dans la politique officielle des plusieurs gouvernements
européens (par exemple l’interdiction du port du Hijab en France et
Allemagne), il reste néanmoins choquant – non seulement pour les
femmes musulmanes de l’Europe entière mais également pour chaque
personne chérissant les valeurs de liberté et d’égalité pour
lesquelles les Européens se sont si longtemps battus- de voir la Cour
Européenne des Droits de l’Homme souscrire de façon si éhontée à cette
politique discriminatoire et utiliser l’autorité de la loi comme moyen
d’appliquer la tyrannie plutôt que la justice. Honni soit qui mal y
pense.
Il est très inquiétant de voir un tel verdict venir de Strasbourg car
cela va sans aucun doute ébranler la confiance que beaucoup de
personnes ont dans le processus juridique européen, menant peut-être à
la conclusion que les droits de l’Homme sont pour tout le monde sauf
les musulmans. Il s’agit en effet d’une contradiction déconcertante,
pour une institution censée être établie pour protéger les droits de
l’Homme et les libertés individuelles, de juger en faveur d’une
interdiction qui prive les femmes de leur droit le plus fondamental,
le droit de se vêtir aussi confortablement et pudiquement qu’elles le
désirent. Le précédent établit par cette décision est aussi inquiétant
qu’il est injuste.
L’Assemblée pour la Protection du Hijab voit ce développement de
situation comme une confirmation du fait que le meilleur moyen
d’avancer dans la protection du droit fondamental de chaque femme
musulmane de porter le Hijab sera d’explorer toutes les possibilités
de campagne dans la société, en politique et dans les médias. Par la
suite ce sera la décision, prise à la base, par des millions des
musulmanes européennes de porter le Hijab, qui sera la preuve qu’une
politique discriminatoire est non seulement inutile et idiote, mais
aussi tout simplement non applicable.
« Les récentes et scandaleuses lois passées sur le port du foulard
islamique en France et ailleurs en Europe sont simplement appuyées par
la décision d’aujourd’hui. De tels développements au niveau juridique
ne feront qu’augmenter la détermination des femmes musulmanes
européennes de résister et de défendre leur droit de porter le Hijab,
et nous forcer à poursuivre la défense de cette cause grâce à une
campagne consistante et complète. » a déclaré Mme Abeer Pharaon,
coordinatrice de l’Assemblée pour la Protection du Hijab.
Condamnant fermement cette décision de justice, l’Assemblée pour la
Protection du Hijab invite toutes les femmes, aussi bien musulmanes
que non-musulmanes, ainsi qu’à tous ceux que défendent sincèrement les
principes de liberté et de respect des droits de l’Homme, aussi bien
hommes que femmes, à joindre nos mains pour nous opposer à cette
tyrannie et cette attaque aux libertés fondamentales civiles.
Pro-Hijab ne demande pas aux Etats et aux systèmes juridiques
d’imposer le foulard islamique, il demande aux Etats et systèmes
juridiques de protéger le droit de décider de le porter ou non, et la
liberté d’agir selon cette décision.
Pour de plus amples renseignements veuillez
contacter Pro-Hijab :
+44
(0)07974705489.
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