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Témoignages

Ecrivez-nous à: randa@prohijab.net, si vous avez une histoire personnelle concernant le port du hijab (foulard islamique) que vous voudriez partager avec nous.

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Bien le bonjour, salam alykoum,

Je m'appelle Zahra et j'ai vécu un cauchemard, en France, pays des "Droits de l'Homme".
j'ai 13 ans , et je suis en troisième.J'habite à Décines, dans le département du Rhône.

L'année dernière, après avoir longtemps discutée avec la "principale" de mon collège, je pus mettre une sorte de bonnet(en réalité la plus petite partie d'un foulard"deux-pièces" que je fermais derrière). L'année se passa très bien, malgré les regards qui pesaient sur moi et les remarques déplacées de quelques professeurs. Après tout, "la loi" n'entrait pas encore en vigueur !
Cette année, la principale de mon collège prenait sa retraite et une véritable "combattante de l'Islam arriva à sa place. Mon père prit immédiatement rendez-vous avec elle, la veille de la rentrée.
J'étais tout d'abord stressée, anxieuse, mais je devins vite désespérée !
A l'heure du rendez-vous, donc, elle me dit d'abord "bonjour" avec une sorte de grimace, comme un docteur qui dirait à un patient :" on ne peut rien faire, pour vous!"

Nous nous confrontons donc à un mur.aucune solution n'a put être trouvée! un
véritable mur qui se composait de tous les adjoints de cette directrice.à toutes les questions, les suggestions, les arguments de mon père qui connaissait parfaitement nos droits et qui parle très bien,malgré mon bonnet, qui n'avais rien d'ostensible , la réponse était "non". Ils se mirent d'accord pour m'interdire l'accès à ma classe, ou du moins dans les locaux de l'école.

En pleurant, et après avoir appris que je serait isolée du reste du collège, je rentrais chez moi. J'avais respecté la loi, mais eux, ils ne la respectaient pas .

Effectivemant,dès la rentrée, la principale(Mme Laprée) me fit prendre le couloir opposé à celui de mes amis, et je me retrouvai seule........ . je fus isolée, de ma classe, seule ,je devais recopier les cours que les autres notaient... .Et on me dit de faire des exposés sur le sport pendant que les autres fesaient du sport, et s'amusaient! là , mon père,ayant déjà engagé un avocat, s'indigna .Il parti voir la principale,et lui dit que je pourrais faire du sport, puisque ce n'est pas dans les locaux !!mais elle n'y entendait rien!

mon père cria, et la prinicipale cria et c'est ce qu'ils appelèrent plus tard un "altercation brutale" de la part, biensûr, de mon père.
Tout se chamboulait dans ma tête.......toute cette injustice, cette cruauté!!

Mais je supportais cette mise à l'écart, en me disant que beaucoup de jeunes
filles étaient dans un état pire que le mien, d'autant plus qu'elles n'ont pas de parents prêts aller en justice !les pauvres!
Les élèves me posaient beaucoup de questions, et ils me soutenaient, parfois!

Mais mes amies (non musulmanes) devenaient de plus en plus antipathiques. Les
autres étaient heureusement avec moi.
Je restai dans cette situation un mois et demi, depuis le début, ils me confrontaient à la "laÏcité même", qui accepte les bonnets communément portés étaient tolérés,
puis au règlement intérieur, qui stipulait qu'aucun couvre chef n'est toléré.

Ce "règlement" intérieur, justement, disait qu'une exclusion de la classe devait commencer par un avertissement, (l'élève est donc en classe pendant ce temps),puis, par une exclusion de la classe prononçée par la principale, mais ne devant pas dépasser une semaine!! audessus de cette période,le "conseil de discipline" devait m'exclure définitivement ! mais au lieu de cela, la principale m'exclu un mois et demi! et ce sera après qu'elle convoquera ce conseil!!

Mais pendant ce temps, nous cherchions des écoles privées susceptibles de m'accepter avec mon bonnet, mais dans tout Lyon, toutes auraient du m'accepter, mais une seule m'accepta! le directeur, très sympathique, me dit qu'il n'y avais aucun problème, par chance! mais cette école coûte tellement cher! 3000 euros par ans !!nous ne pouvions nou permettre une telle somme !
Les membres de l'association dont font partie mes parents nous ont proposés de payer la moitié de cette somme !cela m'aida énormément. Mais le probleme est qu'elle est très loin de chez moi, à environ 20 kilomètres! c'est à dire à une heure de transports en commun !

C'est donc à juste titre que mon avocat demanda 3000 euros pour nous dédommager (c'est à dire le prix de l'école). Ainsi, je suis scolarisée dans cette école privée depuis le mois d'Octobre.

J'ai beaucoup de chance d'être allée en justice pour défendre mes droits fondammentaux !

Nous sommes le seul cas "administratif" de France, d'ailleurs !
Grâce à mon avocat, assez connu, de nombreux médias vinrent pour m'interroger, et mon histoire fut donc connue, mais elle passa presque innaperçue!

Je serais enchantée de faire connaître mon histoire au monde entier, s'il le faut!

Je serait prête à faire le voyage en direction de l'Angleterre, de l'Allemagne... pour apporter mon témoignage.


Pour plus de détails, merci de me contacter à cette adresse :
ptite_fleur3@hotmail.fr, Je reste à votre disposition, avec mes meilleurs sentiments,
 

salam alaykoum,

Zahra

 

Salamu Alikum wa rahmat Allah Wa Barakatoo...

Je suis Azza Amr Zaki Youssef, une fille égyptienne de 15 ans.J'aimerais bien vous raconter mon histoire avec le foulard Musulmans "Le hijab"...
élevée dans une famille religieuse modérée en Egypt,lorsque j'ai atteind 12 ans,j'ai décidé de porter mon hijab comme le dit ma religion.Je l'ai porter avec une décisions très personel,sans que personne me force.Je l'ai fait car je savais que cela étais ce qu'il fallait que je fasses comme étant une fille mususlmane voila agée de 12ans.Sans aucune problème je l'ai portée et mes parents et mes amis m'ont tous enouragés et ils étaient vraiment fier de moi.
Mais le problème commenca avec la rentrée scolaire! je me rappelles encore de ce jours ci,le 5 septembre 2001.Pour que vous sachiez,j'étais dans une école francaise, qui fait partie de l'ambassade de France,en Egypte "Ecole Francaise Champollion". Malheureusement,ce jour ci,pendant que tout les élèves de préparatoires et mes amis suivaient les cours dans notre nouvelles classes,moi j'étais interdit de rentrer en classe,de jouer avec mes camarades, pour une très simple raison; JE PORTER MON VOILE(le hijab).!!!..J' été forcé de passer les deux premières semaines de l'école dans la bibliothèque. Deux semaines plus tard, j' étais arrêté à la porte en rentrant à l'école toujours avec l'espoir que c'est le moment de rentrer en classe et vivre normallement comme les autres étudiants.mais la grande surprises étaient que moi et mes 3 frères plus jeunes que moi ,ont étaient tous rassemblés et interdit de rentrer à l'école! Après,mes parents ont reçu une lettre officielle les informant que moi et mes trois frères avaient été écartés officiellement de l'école. La raison???c'était simplement que je voulais être une fille qui respéctée sa religion!Juste parceque je portée mon hijab!. Mes parents et moi ne sont pas désèspérés,lors que je cherchée une autre école moi et mes frères pour continuer l'année scolaire et pour ne pas l'a manqué, les avocats aussi étaient au court pour trouver une solution a cette descrimination et violation de mes droits comme musulmane.Pour moi, je pouvais jamais imaginez que mon école Francaise "Laic", qui parlait toujours de liberté et d'expression de choix, les même profs qui m'apprenait tous cela, eux même me regardait et refusé mon choix personnel de porter le Hijab!.moi et mes frères ont a du s'inscrire dans des écoles francaises,aussi à Alexandrie, mais les systèmes d'éducation étaient toute a fait differentes que ce que j'apprenais!.C'étais la catatrophe pour nous!.

Cela est arrivée 3 ans passée.Pendant ces 3 année suivante,moi et mes frères ont s'est habitués à nos nouvelles écoles avec des nouveaux amis et de nouveau profs.Aussi que pendant l'été de 2003 nous sommes venus habités à Toronto,ici au Canada.En même temps toujours les avocats travailler pour que l'injustice que j'ai rencontré à l'école se finit,et la justice prend place. Je remercie Dieu, que c'est seulement aujourdh'ui le 29/12/2004 après 3 ans ou peut être plus, ma mère a recu le télèphone de l'Egypte qu'ont attendaient tous il ya longtemps.C'étais l'avocat qui disait que la court a juger que l'école était coupable et qu'ont va être rembourser pour cette descrimination.

Voici mon histoire.C'est vrai bien que c'était des moments difficiles que j'ai rencontré ,je suis aussi fier d'avoir affronté le problèmes et que je n'est pas simplement laisser ce racisme continuer.Aujourdh'hui je suis au secondaire,dans une école Francaise ici au Canada.Mes frères aussi sont dans des écoles ici.Voici quelques sites que vous

pouvez lire sur mon histoire plus:

http://weekly.ahram.org.eg/2000/505/li1.htm
http://www.icponline.org/world_ed_news/w_ed1_01.htm#Egypt
http://www.islamonline.net/English/News/2001-03/23/article12.shtml
www.islamonline.net/iol-english/ dowalia/news-2000-sep-16/topnews7.asp 

merci!
 

Témoignages de lycéennes de Strasbourg

 

Jeudi 2 septembre 2004 :

 

Notre rentrée a été spéciale cette année à cause de cette loi du 15 mars 2004.

Nous avons été « accueillies » par deux surveillants, le proviseur et le proviseur adjoint. Ils nous ont emmené en permanence où il y avait déjà trois professeurs qui nous attendaient. On était neuf en tout. Des filles pleuraient, elles ne savaient plus quoi faire : les profs nous parlaient méchamment « ça nous a pas étonné ! ». Ils nous disaient de l’enlever.

 

Ensuite le proviseur et le proviseur adjoint sont arrivés. Bien sûr, ils tiennent les mêmes propos ! Ils nous ont expliqué quelle procédure nous allons avoir jusqu’à ce qu’on change d’avis : c'est-à-dire qu’on enlève le foulard « ce qui est hors question pour moi et pour trois autres filles » ou bien si on ne l’enlevait pas c’est : l’exclusion.

Nous avons eu par la suite une petite convocation de cinq minutes avec le proviseur et le proviseur adjoint, ils nous ont donné un RDV.

Les filles qui pleuraient ont finalement enlevé leurs foulards après leurs convocations.

 

Vendredi 3 septembre 2004 :

 

Dés le portail, on m’a dit d’aller en salle X, en permanence. Là, j’attendais les autres filles. Les profs nous ont dit qu’on n’aura pas de récréation avec les autres élèves (10 minutes avant les autres élèves). Nous n’avons pas le droit de parler, nous devions rester éloignées l’une de l’autre, mais nous sommes resté regroupées.

On nous parlait d’une manière à croire que l’ont était des criminelles ! J’ai demandé à aller aux toilettes avant la pause de 10h. En y allant, j’ai salué des amies qui étaient avec moi en cours l’an dernier : je suis retournée en permanence et une autre prof me suivait et me criait me disant que je n’avais pas le droit de parler aux autres élèves !

A l’heure de « notre récré » une surveillante est arrivée et a dit mot pour mot : « Sortez ! C’est la récré ! » Elle le disait en criant ! Une fois dehors, deux surveillantes nous suivaient. Elle nous a également dit que les surveillantes ont d’autres choses à faire que de courir derrière nous. On leurs a dit qu’elles pouvaient partir, elles ont répondu qu’elles suivent les règles qui on été misent aux filles qui n’enlevaient pas leurs foulards.

Ensuite, on devait retourner en salle de permanence.

C’était de nouveau la même chose, on c’est replongée sur nos feuilles stylos à la main et écrivant tout !

 (Vous ne pouvez pas savoir ce que ça nous fait à nous, les filles qui portent le foulard et qui sont sérieuse en cours d’être sans aucun lycée).

 

VENDREDI 3 SEPTEMBRE 2004

 

Ma rentée était hier à 14h00 je me suis présentée au lycée avec mon foulard et j’ai tout de suite était conduite par un homme dans une salle où se trouvaient déjà 2 filles voilées, l’une d’entre elles était en pleurs et l’autre entrain de parler

Elles nous ont expliquées directement que le port du voile et interdit par la loi et qu’on est « hors la loi ». On a longuement parlé, mais malheureusement cette discussion nous a conduit a rien et puisque mon souhait était de pouvoir porter au moins un bandana qui n’est pas un signe religieux. En effet, on nous a fait comprendre que c’est  impossible, d’ailleurs l’une d’elle l’a dit franchement que c’est « impossible de négocier » et qu’il faut qu’on réfléchisse à notre avenir. Mais je ne  comprenais pas  pourquoi ils n’acceptaient pas le fait qu’on puisse mettre le bandana. C’était une journée assez longue. La discussion à commencé vers 14h00 puis quelques minutes, après 6 filles voilées sont rentrées dans la salle, plusieurs étaient en larme vous savez pas a quel point j’avais du mal à imaginer  la souffrance  qu’on a subit a cause  de cette loi et du règlement intérieur qui interdit « tout couvre chef ». En arrivant au lycée j’appréhendais leurs réaction. Beaucoup de chose se sont dit au cours de la discussion qui a finalement servi a rien, bien sur pour moi, car je reste sur ma décision de ne pas enlever mon voile. Peu de temps après environ vers 15h00, un professeur a essayé de nous convaincre que si on enlève pas le voile c’est pas la peine de penser rester au lycée.

 

On avait  l’impression d’être agressé.

 

Plus tard  le proviseur arriva, il nous a expliqué que c’était impossible de garder le voile car se serait contraire à la loi. Ensuite le proviseur m a demandé  d’aller en salle X (permanence)  on était 7 filles voilées  dans la salle. Une femme était là pour nous surveiller. Je ne savais pas quoi faire, je n’avais pas de livre puisque je n’ai pas encore reçus la liste. Une  des filles avait un journal et me la passé. Il a sonné 9h00, j’ai demandé à la  personne  qui  nous surveillé  si on peut avoir une pause, et elle a refusé, elle nous a dit qu’on ira a la récré de 10h00. Il a sonné 10h00, on est donc allé a la recrée, la surveillante nous a parler agressivement quand elle nous a demandé de sortir de la salle. J’avais  l’impression  qu’on avait commis un crime ! Si on est la c’est parce qu’on  veut garder notre voile ou le bandana.

 

On est donc sortie a la récréation avant les autres. Ils ne veulent pas qu’on se mélange avec les autres élèves !!!

Une femme nous a ordonné de rentrer en salle X. On a donc traversé la cours pour rejoindre notre « classe ». Je viens de m’apercevoir que j’ai oublié de mentionner que parmi les 7 jeunes filles y’en avait 2 qui était entrain de pleurer  et qui ont décidé de retourner en classe. Elles ont donc enlevé leur voile. Elles étaient dans la salle avec nous juste 15 minutes puis elles ont abandonné et sont parties. On était  quelques filles dans la salle. On nous laisse rien faire : là il est 11h30 et je vois que toutes les filles sont entrain d’écrire en détails de tout ce qu’il se passe.

 

Jeudi le 02/09/2004

 

J’ai énormément de mal à prendre mon stylo car en écrivant cette lettre j’ai des larmes qui coule mais ça ne m’empêche pas de crié ma révolte et ma colère.

Hier à 14h00 : rentrée des classes j’arrive au portail du lycée le proviseur  ainsi que son adjoint me prirent à part et me conduisirent à la salle X. En marchant vers cette salle j’ai senti le regard de 500 élèves se tourner vers moi on pouvait lire de l’incompréhension, de la stupeur, certain de la fierté moi je me sentais comme une personne qui avait commis un crime et qu’on emmène en prison. J’arrive dans la  fameuse salle X, une femme, cinquantaine d’années m’accueille avec un grand sourire comme si j’étais un enfant qu’on devait consoler avec une friandise. Je pénètre dans cette salle de nature clair mais qui demeurait sombre dans mon esprit, je voyais 2 filles  voilées, l’une en pleurs l’autre qui se tenait sur sa chaise  sans parler, deux femmes étaient également présentes je pris une chaise et m’asseyais à cote de mes sœurs je leurs jetais des regards furtifs pour essayer de leurs transmettre  du courage  par télépathie, puis nous avons entrepris un « dialogue », ce dialogue  dont parle les medias  j’essayais de leurs faire comprendre la raison pour laquelle je porte le voile, etc., etc.

 

J’essayais de trouver un terrain d’entente un compromis, exemple : de mettre le foulard en bandana mais en vain le décision est claire il n’y a pas de d’issues :

 

PAS DE NEGOCIATION !!!

 

Je leur ai fait part de mes sentiments, ainsi que la valeur sacrée du voile. Quelques minutes  un groupe  de jeune filles  de 1ère année  sont également rentré on éprouvait le plus grand désespoir face à ce phénomène.

A partir de ce moment là chacun donnait ses opinions mais autant parler à un mur ! Des professeurs sont venus nous rejoindre. Je leurs ai clairement fait comprendre que le fait de porter un bandana ne pouvait pas être un signe religieux mais comme je l’ai dit précédemment pas de négociation. Survient  ensuite le proviseur qui bien sûr nous refit la moral mais en résumé :

* tu veux rester au lycée, enlève ton voile !

* tu veux le garder, tu t’en vas !

 

Clair, net et précis ! Non,

On quitta la salle X avant 16h00 comme tous les élèves mais pas comme des élèves marginalisés. J’avais un goût amer, je ne savais plus qui j’étais,  à la suite  de cet entretien  certaines ont retiré le voile ! Je passe la porte du lycée et repensait  à mon enfance et  à tous ses rêves qui sont maintenant DETRUIT, DETRUIT, DETRUIT à jamais ! Quand surgit  un homme avec un micro, c’était un journaliste de RMC ou France Inter j’avoues que je ne sais plus. J’ai dit ce que je ressentais  sur le moment ; du dégoût, de la colère, de la révolte mais tout ceci ne m’a pas découragé mais au contraire, m’a donné  l’envie de me battre pour mes convictions. Je quittais le lycée avec le sentiment d’une rentrée ratée ! Contrairement au autres années ! Anéantie je repris le chemin de la maison. Ah oui ! En marchant je pensais a toutes ses filles de toute la France  quel sentiment auraient-elles ? Le soir je regardais la télévision, « plusieurs filles ont retiré leurs voiles sans aucune discussion » voici les propos de France 2.Biensûr, ça s’est passé autrement, car on ne parle pas de celles qui ne l’on pas retiré. Bref, sans commentaire.

 

 

Vendredi, le 3 septembre 2004

 

Je me lève avec une paresse incroyable, comment affronter ? Comment me battre ? Toutes les questions viennent se poser à  moi et demeurent sans réponse malheureusement.

 

J’ai pris mon bus et alla m’asseoir derrière, je regardais le paysage et je rêvais à un jour meilleur, à l’abrogation de cette loi par exemple.

 

Je pris le chemin de l’école dans la rue les passant posaient leurs regards sur moi à croire  que je viens de la planète mars ! On doit tout ceci à l’actualité !

 

Je pénètre dans la salle X, chaque sœur était à table, et une femme qui me dit de m’asseoir d’un ton sec et de sortir du travail. Mon seul travail c’est la lettre que je rédige maintenant ça vient de sonner à 12h00.

 

Le jour de la rentrée :

 

On s’est présenté au lycée voilées, on a vu dans quelle classe on devait être puis on s’est dirigé vers la porte d’entrée du lycée et là tout le personnel académique nous attendaient au seuil de la porte et le proviseur (sans dire « bonjour ») nous a lancé : «  Vous êtes dans quelle classe », alors on a dit « Terminale X » et il a dit : suivez la CPE des terminales. Puis, il lui a dit : Mme …vous les emmenez dans mon bureau, on étais quatre terminales et il nous a pris dans son bureau une à une et nous a mis au courant du nouveau règlement intérieur du lycée en liaison avec la loi du 15 Mars 2004. Puis, il nous a demandé si on voulait retirer notre voile, on a dit non. Il l’a demandé une deuxième fois. Puis, comme on a répondu « Non », il a dit vous allez avoir une sanction, il y aura un renvoi du lycée, vos parents seront prévenus. On devait réfléchir jusqu’au lendemain.

On est plus que quatre dans tout le lycée, on a été convoqué toutes les quatre (chacune notre tour) au plus cinq fois et à chaque fois c’était pour nous mettre la pression pour qu’on le retire.

Et au début, on était toutes les quatre en permanence. On nous a interdit d’aller en récré avec tout le monde (avant, on avait le droit plus maintenant). On était en perm, on n’avait pas le droit de se balader dans le lycée et plus le droit au récré avec les autres…

Du jour au lendemain, on nous a séparé…deux par deux…on devait se voir toutes les quatre seulement durant nos récrés décallées. On avait nos propres toilettes.

On a eu une lettre recommandée disant que la période de dialogue était finie. Alors, on demande au proviseur quand aura lieu le conseil de discipline, il nous a dit c’est le chef d’établissement qui décide c’est à lui de prendre la décision. Nous, tous ce qu’on veut c’est qu’ils appliquent la loi jusqu’au bout et pas se moquer de nous et nous mettre la pression sans cesse. Maintenant, on attend toujours à ce que la loi s’applique. Tous les élèves du lycée sont choqués et trouve que la façon dont nous sommes traités est immorale.

 

A l'entrée :

 

Accueil désagréable du proviseur dans son bureau avec le personnel suivant :

 

1°) le Proviseur adjoint

2°) CPE

3°) et l'élève concernée...

 

Pas de dialogue, pas de discussion.

Questions posées en vrac, répondre par OUI / NON.

 

Pressions psychologiques.

 

Isolement dans une pièce avec les stores abaissés pour éviter la prise de photo des journalistes présents à l extérieur.

 

Bilan de l’entretien avec le proviseur : Le proviseur nous a informé que le port de signe religieux est interdit dans l’ensemble de l’établissement.

 

Ces répliques étaient brèves.

 

Il n’a pas entamé des procédure de discutions

 

Il nous a tous simplement informé du cheminement qui nous conduira à l’exclusion.

 

Lorsque il était l’heure de la récréation, tous les élèves sont sortis, mais nous étions retenu et isolé dans cette salle. Nous avons alors demandé la permission de sortir mais on ne nous a pas laissé toute le temps de la récréation mais seulement 5min !!!! Car le personnel du lycée avait bien remarqué qu’il y avait des photographes et des journalistes à l’extérieur.

 

Demain le 3 sept 2004, nous seront conduit dans une autre salle où l’on va nous faire parvenir le travail jusqu’au conseil de discipline…qui aura lieu dans 8 jours d après le proviseur.

 

Réaction des autres lycéens :

 

Les lycéens ont fait preuve de solidarité certain venaient d’apprendre que l’on allait être exclu et d’autre ce sont limité à de simple question sur notre situation. Genre : qu’allez vous faire ? A quand les bijoux ? Les jupes (mini) ? …

 

Réaction de prof :

 

Une prof semblait être complètement perdue face au « défilé » que l’on faisait. Elle a fini par nous interpeller : « N’est ce pas normalement dans le CDI que vous deviez être accueilli ?! »

 

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